Cobot de soudure ou cellule autonome : lequel choisir ?
Les cobots de soudure ont rendu la robotisation accessible aux petits ateliers. Mais ils ne font qu'une partie du travail. Voici, sans esprit de vendeur, ce que chaque solution automatise, et pour quel atelier elle a du sens.
| Étape du travail | Soudage manuel | Cobot de soudure | Cellule autonome |
|---|---|---|---|
| Lire le plan, préparer | Soudeur | Opérateur | Logiciel, depuis le STEP |
| Gabarit de positionnement | Souvent | Souvent | Non (table magnétique, second bras) |
| Poser les composants | Soudeur | Opérateur | Bras de manipulation |
| Pointer | Soudeur | Opérateur | Bras de soudage |
| Programmer la trajectoire | — | Apprentissage à la main | Générée depuis le modèle |
| Souder | Soudeur | Cobot | Bras de soudage |
| Changer de référence | Relire le plan | Reprogrammer, adapter le gabarit | Charger un autre fichier |
| Présence humaine | Permanente | À chaque pièce | Chargement des bacs, contrôle |
| Maturité | Éprouvée | Éprouvée, large offre | Nouvelle, en phase pilote |
Ce qu'un cobot automatise : l'arc
Un cobot de soudure est un bras collaboratif équipé d'une torche. L'opérateur le guide à la main pour enregistrer les points de la trajectoire, puis le cobot soude, de façon régulière, pendant que l'opérateur prépare la pièce suivante. Il n'a généralement pas besoin d'une cellule fermée, ce qui le rend simple à installer.
Sur une pièce de longue série, soudée des centaines de fois à l'identique, c'est redoutablement efficace : la programmation est amortie, le gabarit aussi.
Ce qu'il laisse au soudeur : tout le reste
Sur une petite série, le calcul change. Le temps d'arc est souvent une petite fraction du temps total : sur une pièce type de notre étude, nous l'estimons à environ 3 minutes sur 21. Le reste, c'est lire le plan, concevoir et régler un gabarit, poser les pièces, les pointer et apprendre la trajectoire au cobot. Ces tâches restent humaines, et demandent souvent le soudeur qualifié qu'on cherchait justement à libérer.
C'est pourquoi beaucoup d'ateliers qui enchaînent les références en petites quantités constatent qu'un cobot tourne moins que prévu. Nous détaillons ce phénomène dans pourquoi le robot n'est pas rentable en petite série.
Ce que la cellule autonome ajoute : la préparation
La cellule autonome part du fichier 3D. Le logiciel décompose la pièce, planifie l'ordre d'assemblage, les points de pointage et les cordons. Un bras pose les composants sur une table magnétique, le second les pointe puis les soude. Changer de référence, c'est charger un autre fichier et d'autres bacs de composants.
Le prix à payer : une architecture plus complète (deux bras, vision, protections), et une technologie plus jeune. C'est pour cela que nous la proposons d'abord en location, et que nous produisons nous-mêmes des pièces en sous-traitance pour la roder.
Quand choisir quoi
- Choisissez un cobot si vous soudez souvent les mêmes références en séries de plusieurs centaines, avec un opérateur disponible pour préparer et pointer.
- Envisagez la cellule autonome si vous enchaînez beaucoup de références différentes en séries de 10 à 500, si vos composants viennent de la découpe laser et si c'est la préparation, plus que l'arc, qui sature vos soudeurs.
- Commencez par la sous-traitance si vous hésitez : nous produisons quelques-unes de vos références sur notre cellule, vous jugez sur pièces.
Questions fréquentes
Un cobot de soudure est-il un mauvais investissement ?
Peut-on faire évoluer un cobot vers une cellule autonome ?
Qui programme la cellule autonome ?
Chiffrez votre cas
Heures de soudure, taux horaire, nombre de références : le calculateur montre ce que la préparation vous coûte aujourd'hui.